ACCUMULATION compulsive - SYLLOGOMANIE

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ACCUMULATION compulsive - SYLLOGOMANIE

Messagepar nana » 27 Fév 2015, 19:50

Pour lire, s'informer sur ce sujet très grave lorsque l'acte et les résultats s'imposent à nous matériellement:

Le JT de France 2 du 26 février 2015 (en fin de journal):
http://www.francetvinfo.fr/replay-jt/fr ... 29329.html

Sur SAtedI:
Re: to live in the jungle +OCD + accumuler
Messagepar nana » 27 Fév 2015 19:22
viewtopic.php?f=3&t=4713&p=114348#p114348

Ici, simples discussions sur ce que nous accumulons, notre relation aux objets etc.:
Accumuler ou Jeter
par nana » 14 Sep 2011 11:21
viewtopic.php?f=3&t=5917&hilit=accumuler

N'hésitez pas à en parler, à contacter SAtedI pour une écoute neutre et bienveillante...
Ne restez pas seuls face à ce phénomène dangereux.
Nana a vécu cet enfer et veux que l'on sache qu'aujourd'hui, on peut en sortir.

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Re: ACCUMULATION compulsive - SYLLOGOMANIE

Messagepar nana » 10 Mai 2015, 15:25

Lire le message d'Albert-F, là:
viewtopic.php?f=3&t=4713&p=114641#p114641

Nana

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Re: ACCUMULATION compulsive - SYLLOGOMANIE

Messagepar nana » 10 Mai 2015, 16:23

Bonjour Albert-F,

Je ne suis pas une spécialiste de la question mais j'ai vécu piégée dedans du fait de mon feu-compagnon qui avait le trouble, puissamment.
[Nous étions comme pris dans une toile d'araignée dont lui tissait la toile. Nos gestes, mouvements étaient empesés et limités. A force de lutter contre cette toile de prison, nos forces se vidaient, nos capacités mentales flétrissaient. Le moral chutait.]

Je ne pense pas pouvoir en parler via la communication asynchrone (en mode écriture sur forum). Car bien qu'on veuille parler de la même chose , on ne sait pas au final de quoi chacun parle. Juste pour dire que de discuter sur le sujet serait plus éclairant.
"Discuter" = utiliser le chat, la vidéo conférence, le téléphone ou se voir.

Autrement, nous allons écrire des km de pages sans se rapprocher de ce qui concerne chacun ni se comprendre vraiment.

= = = En attendant, voici le genre de réponse que je ferais à ton post;
voici également, les questions auxquelles tu pourrais répondre (à toi-même ou à l'interlocuteur que tu te choisiras) pour te positionner face au problème que tu rencontrerais:



Tu as dit:
Peux-tu nous en dire plus ?
(cad ça se soigne et ça se guérit ou bien ça se soigne sans espoir de guérison, et comment ?)


Nana: que veux dire "ça" , te concernant?
Demandé autrement, en quoi penses-tu avoir cette disposition?
[Moi, j'en ai fait une description détaillée dans ma vie d'antan dans l'autre fil de discussion. J'ai également publié le lien vers 1 témoignage plus haut dans ce Fil de discussion.] Es-tu proche de cela? OU

Pour toi, qu'en est-il?

Un moyen aisé de mesurer l'étendu de la disposition compulsive est d'évaluer les dérangements que l'on vit à cause d'elle.

Tu comprends que ce n'est pas utile de parler de soigner "ça" avant de savoir ce qu'est "ça" dans ton cas, ne crois-tu pas?

Tu donnes ceci comme élément d'information:
ce qui avait motivé me dernière démarche "psy", c'était que j'avais fini par prendre conscience que je n'arriverai pas à surmonter ce trouble sans une aide appropriée. J'en suis ressorti avec un fort doute d'autisme, et des interrogations et des doutes supplémentaires ... mais rien à propos de ma difficulté à ranger et jetter.


Je cite:
-> "difficulté à ranger et à jeter".

@Ranger ou Jeter.
Est-ce ranger qui t'es difficile?
Ou est-ce jeter?
Est-ce les 2?
Dans quelles circonstances?

Faut-il que tu ranges, dans ton cas?
Faut-il que tu jettes, dans ton cas?
Que devrais-tu jeter?
Que devrais-tu ranger?
Pour quoi il le faut?

A quel point est-ce difficile?
Ou comment est-ce difficile?
(que ressens-tu à l'idée de jeter au moment de le faire?)
(que ressens-tu à l'idée de jeter au moment de le faire?)


ça t'apporte quoi de ne pas le faire?
Dit autrement,
-pourquoi crois-tu que tu vis mieux quand tu n'es pas en situation de ranger?
-pourquoi crois-tu que tu vis mieux quand tu n'es pas en situation de jeter?

Quelle quantité as-tu accumulée en conséquence?
Quelles conséquences cela a-t-il sur l'espace de vie chez toi?
(je parle d'espace physique= de place occupée matériellement)
Quelles conséquences cela a-t-il sur tes relations avec tes proches?


Est-ce que ça te prive de faire des choses? De quelle manière?
Est-ce que ça te prive de rencontrer des gens? De quelle manière?
Est-ce que ça #impacte sur l'image que tu as de toi-même? Comment?
(formulé autrement, comment te verrais-tu si tu pouvais ranger? comment te verrais-tu si tu pouvais jeter?)


Autre info que tu donnes sur ta disposition: avec une aide appropriée tu arriverais à surmonter "ça".
Parles-tu de ce que tu as constaté?
Alors, de quel type d'aide s'agit-il?

Tu mentionnes également être allé voir un "psy",
-> tu ne dis pas quel titre a ce psy (psychiatre, psychanalyste, psychologue général, psychologue comportemental, psychothérapeute, etc. ?). Peux-tu préciser?

Nana

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Re: ACCUMULATION compulsive - SYLLOGOMANIE

Messagepar nana » 10 Mai 2015, 17:53

Je réponds au message de Louis lequel te répondait là , Albert-F:
viewtopic.php?f=3&t=4713&p=114641#p114645

Il me semble que ça pourrait n'être rien d'autre qu'un trouble du comportement et que dès lors ça se traiterait comme tel.
Si c'est lié à une forme d'autisme, on sait bien que ça ne se guérit pas, mais qu'on traite seulement le symptôme.


= = = = = = = = = = = = = = = = = = = = = = = = = = = = = = = = = = = = = = = = = = = =
EN APARTE
***
Personnellement, je sens que "autiste ou pas" ou "trouble du comportement" ou "X,Y,Z" n'est pas capital.
A partir du moment où 1 personne se ferait aidée pour mesurer l'étendu du problème vécu par elle et son entourage et qu'il serait établi que les conséquences et la forme du problème (disposition/situationS/configuration/...qui rend malade) renvoient à de la syllogomanie alors
une parade aux souffrances ou aux blocages devraient pouvoir être recherchée par un travail conjoint entre la personne concernée-son "aide médicale" (interlocuteur de soin) et ses proches.

    -> Pour qui cela intéresse, je pourrai citer dans le *reportage quels sont les acteurs qui entrent en scène pour débloquer à l'antenne la situation vécue par la personne "malade".

]soigner, guérir ne sont qu'une question de degré entre l'équilibre qu'il y a à être bien et à être mal dans son milieu "naturel"[

= = = = = = = = = = = = = = = = = = = = = = = = = = = = = = = = = = = = = = = = = = = =
REPONSE:
En effet, Albert-F, d'après le peu d'élément que tu as renseigné sur ta disposition on ne sait rien.
Donc, répondre à ta question sur soins/guérison est non-valide. Répondre à ce stade = pré-juger = préjugé

Du coup, Louis, ne peut te parler que de SA situation.
Ce qu'il fait de manière intéressante. (>=< ça ne te concerne peut-être pas. Qui sait?).

Louis qualifie sa disposition troublante ou son trouble du comportement de "bordélite".
-> Que signifie ce terme, Louis?
(1 supposition: avoir mal comme une inflammation suite à une propension à générer du bordel chez soi?)

Louis, évoque les symptômes psychologiques qui y sont liés:
- "honte d'inviter quelqu'un chez moi" (=facteur moral & social conduisant à l'isolement, à de l'auto-dépréciation)
- "culpabilité" (=facteur moral conduisant à de l''inhibition, à de la dépréciation de soi)

Solution au problème vécu par Louis -> recours à un tiers:
sous forme médico-sociale = service à la personne
je bénéficie d'un service d'aide familiale


Louis en présente les avantages:
-comment ça le motive (revalorise la relation de Louis aux personnes qu'il côtoie durant le service accompli, regagne du respect tu court)
-comment ça améliore son espace de vie
-comment ça le déleste de sa honte (mieux être psychique)
-le coût financier.

Conclusion de Louis: Accepter de se faire aider
Car le bénéfice est vraiment grand.

= = = = Je n'ai pas compris, peut-être le plus important, ceci:
Je suis persuadé qu'on a tous de la culpabilité, qu'on cible parfaitement le problème, ce qui est déjà un pas dans le bon sens. Mais on n'y arrive pas seul et je crois qu'un simple service comme le mien est déjà très bien, simplement car si c'étaient effectivement des troubles du comportement, ils ne serait pas très graves, bien qu'aussi invalidants psychologiquement que des troubles plus violents.


Je ne comprends pas si Louis dit que
sa situation est celle de quelqu'un qui aurait un trouble du comportement.
    Est-ce ce que tu dis, Louis?
Et tu évalues trouble du comportement par rapport à autre chose qui serait plus grave, de quoi s'agit-il?


Sinon, je crois deviner dans ce que tu dis, une remarque intéressante que je m'étais faite à propos d'une *série tv américaine qui traite franchement du sujet (syllogomanie).
Dans la série, il y était apporté une "solution" technique et d'appoint par opposition à une approche longue durée (traitement psychiatrique/thérapeutique).

C'est ce que tu dis, Louis, il me semble:
1. Je sais où est le problème
2. s'il existe une réponse (que je nomme technique) du genre de "service à la carte" / service social -> je l'applique
=> ça débrouille le gros de la situation (ça débloquerait la configuration de départ).

= = = Je voudrais juste dire à propos de *ces reportages américains que j'ai (en anglais sous-titré en néerlandais) sur des gens qui se sont fait filmés en étant dans la situation grave (syllogomanie).

Ainsi, on y voit
-leur situation,
-les problèmes graves encourus par eux et par les autres (leur environnement), -quelles aides ils reçoivent,
-comment ils réagissent face à cette intrusion,
-comment ils se mettent à agir avec ces aides,
-le résultat final,
-ce qu'ils en pensent.

Voir cela est passionnant.
Car on voit à propos d'un problème qui est grave et qui est abordé de front.

RESERVES
Maintenant, ça reste une émission télé donc faut sous-peser l'aspect faussé par les besoins du formatage & de l'audimat VS la réalité de la situation vécue par les personnes.
[Dit autrement, mettez une caméra sur un milieu vivant conscient et vous le modifierez...Du coup quelle est la validé scientifique d'un tel reportage? J'en sais rien. Toujours est-il que c'est mieux que de ne JAMAIS en parler].

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Re: ACCUMULATION compulsive - SYLLOGOMANIE

Messagepar 0z0ne » 13 Mai 2015, 10:53

Bordélite : n.f. néologisme à connotation pathologique (en "ite" comme une inflammation, oui, donc inadapté à un fonctionnement psychologique à moins qu'il soit neuronal [où les inflammations sont possibles]) pour désigner le bordélisme produit par, à mon avis, le TDA ou des troubles voisins, y compris une certaine hyperactivité (tendance à déjà penser à l'acte suivant et oublier celui en cours) en même temps qu'une compulsivité à stocker ce qui n'est pas immédiatement utile (j'ai tendance à stocker de vieux cartons et journaux qui pourraient un jour me servir à créer des sculptures de papier mâché).

on cible parfaitement le problème : on sait parfaitement qu'on accumule, que de la sorte il ne fait pas propre, etc. Un peu comme on le voit souvent à la télé quand quelqu'un reçoit une visite et se met à tout dégager pour donner une vue acceptable de l'endroit et de soi-même, genre vite ramasser des chaussettes sales et de la vaisselle (avec le risque d'oublier les chaussettes à l'évier, de simplement déplacer le problème sans efficacité).

Est-ce ce que tu dis, Louis? : les troubles du comportement ne font pas spécialement mal en soi, ils sont inadaptés par rapport aux autres. Mais on vivrait parfaitement dans son propre boxon s'il n'y avait pas l'éventualité du regard des autres. Le plus grave, c'est au-delà du bordélisme qui n'est un trouble mineur comparé à une violence qu'on aurait à l'égard d'autrui ou de soi-même. Par exemple, en me rongeant les ongles, je me fais du mal, mais ça ne me fait plus mal depuis le temps (j'ai appris à tolérer une éventuelle douleur et j'ai fait des anticorps). Le mal devient surtout la mauvaise qualité relationnelle par rapport aux autres, jusqu'à ce que eux aussi s'habituent à mes ongles rongés. Mais je vois encore plus de troubles comportementaux dans le fait d'envoyer paître un tiers qui me demanderait de ranger. Ça arrive souvent entre moi et mon fils lorsque je lui demande de m'amener sa vaisselle sale ou ses emballages vides (toujours une accumulation maladive). Dans ce cas, le ton peu monter très fort et les comportements déraper.
C'est peut-être pour ça que je vois tout ça comme des degrés dans les troubles du comportement.

Par rapport à l'aide familiale que je reçois, j'apprécie particulièrement le niveau de tolérance sociale de mes aides qui ne cherchent jamais à culpabiliser, contrairement à ce que j'ai vu dans certaines émissions. On n'est pas des gosses mal éduqués, on n'a pas à être traités comme tels. On a des troubles et ça demande une réponse adaptée.
Bien qu'il me soit arrivé de me faire engueuler pour un manquement et que ma réaction fonctionne dans le bon sens.


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